Cas client

Cas client : comment une société de boulonnerie a-t-elle évité une arnaque de métaux en Chine avec Asiaction ?

Un fabricant français de boulons avait versé 60 000 $ d'acompte sur une commande de métal de 600 000 $. Asiaction a découvert que le fournisseur, qui se présentait comme TISCO, était immatriculé aux îles Marshall.
Steel bolts and nuts, metal fasteners imported from China

Le cas en bref

  • Client : fabricant français de vis, boulons, ancrages et fixations (35 millions d’euros de chiffre d’affaires)
  • Produit : acier et acier inoxydable achetés en Chine
  • Commande en jeu : 600 000 $, dont un acompte de 60 000 $ déjà versé
  • Services Asiaction : vérification du fournisseur, inspection, gestion de commande, contrôle de l’expédition
  • Résultat : risque d’arnaque identifié, fournisseur repris en main, commande sécurisée de l’inspection jusqu’au chargement

Un fabricant français de boulonnerie avait déjà versé un acompte de 60 000 $ sur une commande de métal de 600 000 $ lorsqu’il a demandé à Asiaction de contrôler la marchandise avant son départ de Chine. Avant même l’inspection, notre équipe a découvert que le « fournisseur » n’était pas celui qu’il prétendait être. Voici comment l’affaire s’est déroulée, les indices qui ont trahi l’arnaque, et ce que tout importateur peut vérifier avant de payer un fournisseur de métal chinois.

Le client : un fabricant français de boulonnerie et de fixations

Notre client est une entreprise française spécialisée dans la production de petites, moyennes et grandes séries de vis, boulons, ancrages et fixations, pour un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros. Elle traite toutes sortes d’aciers et d’aciers inoxydables pour des secteurs exigeants : énergie, agriculture, industrie, BTP, ferroviaire et éolien. Ses pièces équipent de grands projets d’infrastructure comme des ponts, des tramways, des lignes à grande vitesse (LGV) ou des métros.

Pour rester compétitive, l’entreprise achète son métal en Chine. Pour un industriel qui travaille sur des ouvrages où la sécurité est critique, la fiabilité de cet approvisionnement, et des documents qui le certifient, n’est pas négociable.

Ligne de production de fixations métalliques dans une usine

Le défi : une commande de 600 000 $ auprès d’un fournisseur se présentant comme TISCO

L’entreprise avait passé une commande de métal de 600 000 $ à une société chinoise prétendant être TISCO, le plus gros fabricant de métal en Chine. Un acompte de 60 000 $ avait déjà été versé pour lancer la production.

Le client a alors fait appel à Asiaction pour une demande simple et courante : un contrôle qualité de la production avant son départ de Chine. Mais en examinant le contrat et la facture proforma, notre équipe a relevé plusieurs incohérences et a immédiatement alerté le client sur ses doutes quant à la fiabilité de la société.

L’enquête : qui se cache réellement derrière le fournisseur ?

Notre expérience des producteurs de métal chinois nous a permis de confirmer rapidement que la société n’était pas le groupe TISCO, contrairement à ce qu’elle affirmait. Nous avons donc proposé une investigation pour identifier qui était réellement ce fournisseur et déterminer s’il s’agissait ou non d’une arnaque.

Une société enregistrée aux Îles Marshall

Asiaction a découvert qu’un compte bancaire était bien enregistré en Chine au nom anglais figurant sur les contrats. En revanche, la société elle-même n’était pas chinoise : elle était immatriculée aux Îles Marshall. Concrètement, en cas de litige, aucun tribunal chinois ne pourrait intervenir, et il serait impossible de récupérer les sommes versées.

Vérification d’un fournisseur chinois avec une loupe sur un ordinateur portable

Un fournisseur qui refuse de coopérer

Après avoir rassemblé ces informations alarmantes, Asiaction a pris contact directement avec la société. Très peu d’informations ont été communiquées, et la plus importante manquait : le nom chinois officiel de l’entreprise. Les éléments transmis par le fournisseur étaient peu utiles, voire erronés. Surtout, la société a refusé :

  • l’organisation d’un audit des lieux de production ;
  • de transmettre le nom et l’adresse du fabricant ;
  • de communiquer l’adresse de ses bureaux.

Un véritable producteur n’a aucune raison de cacher son usine. Ce comportement suspect nous a poussés à creuser davantage.

Cinq signaux d’alerte relevés par nos experts

En appelant le numéro indiqué sur le site internet du fournisseur, Asiaction a obtenu un nom chinois. En le comparant au nom anglais, nous avons constaté que la province mentionnée n’était pas la même d’une langue à l’autre. En approfondissant les recherches sur ce nom chinois, nous avons découvert que la société avait été créée par une personne ayant fondé cinq sociétés en seulement deux mois, huit mois auparavant. Au total, nos experts ont relevé cinq éléments douteux :

  1. Un nom chinois qui n’existe pas dans les registres des sociétés chinoises.
  2. Un site internet récent, créé moins d’un an auparavant.
  3. Aucun numéro de téléphone fixe sur le site ni dans les documents, seulement un numéro de portable chinois.
  4. Un acompte de 10 %, ce qui est inhabituel en Chine, où les fournisseurs demandent normalement au moins 30 %.
  5. Des irrégularités dans l’ensemble des informations recueillies.

Une vérification de la société avant de travailler avec ce fournisseur aurait permis de mettre en évidence chacun de ces points avant de verser le moindre euro.

Les solutions mises en place par Asiaction

1. Rattraper la situation et réduire les risques

L’acompte étant déjà versé, la priorité était de limiter le risque sur les 540 000 $ restants. Pour répondre au besoin urgent de notre client, Asiaction a mis en place plusieurs actions concrètes avec le fournisseur chinois :

  • communication directe avec la société chinoise pour vérifier ses affirmations ;
  • vérification des conditions de paiement du solde, de la bonne compréhension et de la bonne utilisation de l’incoterm DDP choisi, ainsi que du règlement des droits et taxes ;
  • explication des conditions et du périmètre de la future inspection, et des modalités d’obtention et de contrôle des certificats matières et des rapports de tests ;
  • préparation des contrôles en coordination avec Bureau Veritas : date et lieu, tests à effectuer, moyens et outils disponibles sur place.

2. Le pilotage complet de la commande de métaux

Pour sécuriser la commande jusqu’à la livraison, Asiaction a ensuite pris en charge le pilotage complet de la commande :

  • intervention sur site en parallèle de Bureau Veritas : suivi des tests et mesures sur les inox et du prélèvement des échantillons pour analyses ;
  • envoi des échantillons, paiement et suivi de l’expédition ;
  • suivi, aux côtés de Bureau Veritas, du contrôle complet de la marchandise en vue de la délivrance des certificats matières et rapports de tests conformes au CCTP (cahier des clauses techniques particulières) ;
  • fret : vérification du ou des transitaires sélectionnés par le fournisseur, avec des alternatives proposées par nos propres transitaires si besoin ;
  • supervision du chargement de la marchandise selon les accords passés avec le fournisseur, et validation du scellé des conteneurs ;
  • contrôle documentaire des démarches d’importation effectuées par le transitaire choisi.
Inspecteur Asiaction sur site dans une usine chinoise

Les résultats

  • Risque identifié à temps : le client a su à qui il avait réellement affaire avant de payer le solde.
  • Relation avec le fournisseur recadrée sur des bases claires : conditions de paiement, incoterm, inspection et documents.
  • Pilotage complet de la commande, des tests par un organisme tiers jusqu’au conteneur scellé et aux documents d’importation.
  • Achats sécurisés pour une entreprise dont les produits équipent ponts, voies ferrées et éoliennes.

Comment vérifier un fournisseur de métal chinois avant de verser un acompte

Les arnaques restent rares en Chine. La plupart des problèmes rencontrés par nos clients concernent le respect du cahier des charges et la qualité des produits. Mais certaines sociétés profitent de la distance pour monter des arnaques. Avant d’acheter du métal en Chine et de payer un fournisseur, quelques vérifications simples font toute la différence :

  1. Obtenez le nom chinois officiel et la licence commerciale (business license). Toute société immatriculée en Chine continentale possède un nom chinois et un code unifié de crédit social. Vérifiez-les dans le registre national officiel des entreprises et assurez-vous qu’ils correspondent au contrat.
  2. Vérifiez que le compte bancaire correspond à la société. Le bénéficiaire de votre paiement doit être la même entité juridique que celle du contrat, idéalement en Chine continentale. Une entité offshore (Îles Marshall, îles Vierges britanniques, Seychelles…) est un signal d’alerte sérieux.
  3. Contrôlez tout lien revendiqué avec un grand groupe. Les grands sidérurgistes vendent via des filiales et des distributeurs agréés identifiables. Si un vendeur affirme être une grande aciérie, demandez des preuves et vérifiez-les de façon indépendante.
  4. Demandez à visiter ou à auditer le site de production. Un vrai fabricant acceptera un audit fournisseur en Chine. Refuser de nommer l’usine ou de donner une adresse est un signal d’alerte.
  5. Méfiez-vous des conditions de paiement inhabituelles. Des conditions trop avantageuses, comme un acompte très faible sur une grosse commande, peuvent servir à faire paraître le premier paiement sans risque.
  6. Exigez des certificats matières et des tests indépendants. Pour l’acier et l’inox, demandez des certificats matières (par exemple EN 10204 3.1) et faites tester des échantillons par un organisme tiers avant l’expédition.
Équipe du bureau d’achat Asiaction en Chine

Conclusion

Ce cas montre comment une simple demande d’inspection s’est transformée en enquête sur une arnaque fournisseur en Chine. Si le client avait vérifié la société avant de signer, les cinq signaux d’alerte seraient apparus avant le versement de tout acompte. Lorsque vous achetez en Chine, bien vous renseigner sur votre fournisseur avant de passer commande permet d’éviter les mauvaises surprises et les situations sans recours.

Un bureau d’achat externalisé implanté en Chine comme Asiaction vous permet de piloter, sécuriser et simplifier vos achats, du sourcing de fournisseurs jusqu’au transport.

Un doute sur un fournisseur chinois ?

Notre équipe en Chine peut vérifier une société avant que vous ne versiez un acompte : immatriculation, adresse réelle, capacité de production et antécédents juridiques.

FAQ

Les arnaques fournisseurs sont-elles fréquentes en Chine ?

Elles sont rares comparées aux problèmes de qualité et de conformité au cahier des charges, qui sont à l’origine de la plupart des difficultés lors d’un achat en Chine. Mais lorsqu’elles se produisent, elles visent généralement des acheteurs qui ont versé un acompte sans vérifier la société.

Quel acompte est normal lors d’une commande auprès d’un fournisseur chinois ?

Un acompte d’environ 30 % à la commande, avec le solde avant expédition, est courant. Dans ce cas, un acompte de 10 % sur une commande de 600 000 $ faisait partie des signaux d’alerte.

Asiaction peut-elle m’aider si j’ai déjà versé un acompte ?

Oui. Comme dans ce cas, nous pouvons enquêter sur le fournisseur, rétablir des conditions claires, organiser des inspections par un organisme tiers et piloter la suite de la commande pour limiter votre risque.

Sommaire

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Besoin d’aide en Chine ? Vérification de fournisseurs, inspections, suivi de commande et expédition, gérés par notre équipe en Chine.

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